<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.corinnelepage.eu/xml/atom.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.corinnelepage.eu/xml/atom.css" type="text/css" media="screen"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Site officiel de Corinne Lepage, eurodéputée membre du groupe ADLE, Première vice-présidente de la Commission ENVI, Présidente de CAP21</title>
 <subtitle><![CDATA[Site officiel de Corinne Lepage, Eurodéputée membre du groupe ADLE, Première vice-présidente de la Commission ENVI, Présidente de CAP21]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.corinnelepage.eu" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="http://www.corinnelepage.eu/xml/atom.xml" />
 <id>http://www.corinnelepage.eu/</id>
 <updated>2010-09-10T00:26:48+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <icon>http://www.corinnelepage.eu/favicon.ico</icon>
  <logo>http://www.corinnelepage.eu/var/style/logo.jpg</logo>
  <entry>
   <title>Corruption, la France reste mal placée</title>
   <updated>2009-11-08T16:08:00+01:00</updated>
   <id>http://www.corinnelepage.eu/Corruption,-la-France-reste-mal-placee_a166.html</id>
   <category term="Dans les médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.corinnelepage.eu/photo/imagette-1687689-2277783.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-05T10:33:00+01:00</published>
   <author><name> </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que s'ouvre, lundi 9 novembre à Doha (Qatar), une conférence de l’ONU contre la corruption, les récentes affaires politico-financières mettent en lumière la nécessité d’une transparence accrue. Y compris en France. 
Retrouvez l'article sur le journal [La Croix]url:http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2400133&rubId=4076
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.corinnelepage.eu/photo/1687689-2277783.jpg" alt="Corruption, la France reste mal placée" title="Corruption, la France reste mal placée" />
     </div>
     <div>
      Souterraine, la corruption est difficile à quantifier. Mais on peut, comme le fait Transparency International, en cerner les contours à partir du ressenti des décideurs. Et, à en croire le dernier rapport de l’ONG, qui vient d’être publié en français, la France, classée 23e – en recul de quatre places par rapport à 2007 – sur 180 pays suivant de critères de transparence, a encore des progrès à réaliser.       <br />
              <br />
       Ce constat, de récents épisodes judiciaires viennent l’étayer : condamnations en série dans l’affaire de l’« Angolagate », renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac pour les emplois fictifs de la Mairie de Paris ou levée de l’immunité parlementaire du sénateur UMP de Polynésie, Gaston Flosse, soupçonné de favoritisme et autres abus de confiance… Selon Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet (1), « plus d’une trentaine de ministres ou secrétaires d’État ayant exercé dans les différents gouvernements de droite et de gauche depuis 1981 ont été mis en cause dans des scandales politico-financiers ». Des responsables des principaux partis politiques (PS, RPR, PR, CDS) ont ainsi été condamnés, même si certaines peines ont ensuite été amnistiées par une loi de 1995.       <br />
              <br />
       Arsenal législatif considérablement renforcé       <br />
       De quoi semer le doute dans l’opinion publique, même si, note le politologue Stéphane Rozès, président de la société de conseil Cap, la corruption n’est pas une préoccupation majeure des Français. « Pour eux, les politiques se sont détournés de l’intérêt public. Mais ce phénomène est, à leurs yeux, avant tout lié au fossé entre peuple et élites. »       <br />
              <br />
       Le développement de la corruption a été, pour partie, l’un des effets pervers de la décentralisation amorcée en 1982, avec la multiplication d’exécutifs locaux s’administrant librement. De l’implantation de grandes surfaces à la délégation de service public de l’eau, les marchés publics ont en effet été au cœur des soupçons. Le législateur avait mis en place un contrôle a posteriori des comptes et de la gestion des collectivités locales à travers la création des chambres régionales et territoriales des comptes. « Mais le gouvernement s’apprête à les supprimer en remplaçant leur mission de contrôle par une simple mission d’évaluation », s’inquiète Séverine Teissier, de l’association de lutte contre la corruption Anticor.       <br />
              <br />
       Il n’empêche. L’arsenal législatif s’est considérablement renforcé depuis la mise en place d’une législation sur le financement des campagnes et des partis, à partir de 1988. Une Commission pour la transparence financière de la vie politique a été créée afin de s’assurer que certains élus ou dirigeants d’organismes publics n’ont pas bénéficié d’un enrichissement anormal du fait de leurs activités. Et l’Assemblée nationale vient d’encadrer l’activité des lobbyistes dans son enceinte.       <br />
              <br />
       La justice a évolué vers une plus grande pénalisation       <br />
       Insuffisant, toutefois, selon Anticor, qui propose de faire une nouvelle clause d’éligibilité de l’absence de condamnation pour des délits financiers ayant trait à l’argent public. L’association souhaite également rendre obligatoire une formation à la bonne gestion pour les élus bénéficiant d’une délégation et durcir les règles en matière de cumul des mandats et des fonctions.       <br />
              <br />
       Il s’agit là de gérer des conflits d’intérêts. « Jouer la transparence en déclarant siéger au sein de telle commission du secteur public, tout en appartenant au secteur privé ne suffit plus, estime la juriste Corinne Lepage, eurodéputée et vice-présidente du MoDem. Nous devons, comme le font de plus en plus de pays européens, obliger les agents à choisir entre leurs différentes casquettes. »       <br />
              <br />
       La justice, elle, a évolué vers une plus grande pénalisation. La signature par la France des conventions civile et pénale du Conseil de l’Europe, de la convention des Nations unies contre la corruption ou encore de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers y a concouru.       <br />
              <br />
       Certains juristes pensent toutefois qu’une plus grande indépendance est nécessaire. « Il est urgent que l’initiative de l’enquête ne se trouve plus dans les mains du parquet », plaide Catherine Pierce, conseillère à la cour d’appel de Paris. « Si le juge d’instruction disparaît, il faudra impérativement créer un “procureur général de la République” nommé par le Parlement. Seule une justice indépendante peut garantir une lutte effective contre la corruption », dit-elle.       <br />
              <br />
       « La réponse ne peut qu’être mondiale »       <br />
       Cette dernière n’épargne pas le monde économique. « La loi de 2007 sur la corruption a instauré la protection des donneurs d’alerte, des salariés qui informeraient les juges en cas de corruption dans leur entreprise », rappelle le député (Nouveau Centre) de Loire-Atlantique Michel Hunault, rapporteur de ce texte. « Mais le dispositif n’est pas utilisé. Sans doute faudrait-il que les autorités donnent l’exemple en l’étendant à la sphère publique », suggère-t-il, tout en avançant pour les entreprises l’idée d’une « charte d’objectifs ».       <br />
              <br />
       Reste la question de la compétitivité internationale, qui se pose avec acuité pour les sociétés françaises. Si l’on en croit le député UMP du Tarn Bernard Carayon, « la France a imposé à ses entreprises le système le plus contraignant qui soit, tandis que d’autres pays, notamment les États-Unis, s’emploient à contourner les règles communes ». Difficile, dès lors, de remporter les marchés. « En cinq ans, le BTP chinois a multiplié par cinq son chiffre d’affaires en Afrique en usant de pots-de-vin », dénonce-t-il.       <br />
              <br />
       Un début de solution ? « Éradiquer, comme l’a décidé le G20, les paradis fiscaux où nombre d’entreprises domicilient des comptes pour pouvoir ensuite verser en toute discrétion des commissions illégales », poursuit Bernard Carayon. « La réponse ne peut qu’être mondiale », souligne lui aussi Michel Hunault, qui appelle de ses vœux « la création d’une institution jouant sans complaisance le rôle de gendarme ».       <br />
              <br />
       Marie BOËTON, Laurent de BOISSIEU et Denis PEIRON 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corinnelepage.eu/Corruption,-la-France-reste-mal-placee_a166.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Transparency International quantifie la corruption</title>
   <updated>2009-11-05T15:34:00+01:00</updated>
   <id>http://www.corinnelepage.eu/Transparency-International-quantifie-la-corruption_a167.html</id>
   <category term="Sélection d'actu" />
   <published>2009-11-04T19:35:00+01:00</published>
   <author><name> </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      L’organisation sera vigilante sur les résultats de la conférence de l’ONU contre la corruption qui s’ouvre lundi 9 novembre à Doha (Qatar)       <br />
              <br />
       Lundi prochain, 141 pays se retrouveront au Qatar. En 2003, ils ont tous signé à Merida, au Mexique, la convention de l’ONU contre la corruption. À Doha, ils essaieront de s’entendre sur la manière de suivre ces engagements.       <br />
              <br />
       D’ores et déjà, certains pays refusent que les rapports d’évaluation de la corruption soient rendus publics. C’est le cas de l’Égypte, de l’Iran ou de la Chine. D’autres estiment que les informations sur cette corruption ne peuvent venir que des États eux-mêmes et non pas de la société civile. D’autres, enfin, sont réticents à des visites sur le terrain pour constater la réalité du problème.       <br />
              <br />
       « Il y a une corrélation très nette entre les niveaux de corruption et de pauvreté. Plus un pays est pauvre, plus il y a de risques que ses élites, ses fonctionnaires et ses entreprises soient corrompus », estime Julien Coll, délégué général de Transparence International France. Cette ONG est une des 80 sections nationales qui font partie du mouvement Transparency International, créé en 1993 par un diplomate allemand, Pieter Eigen, qui avait quitté son poste à la Banque mondiale pour fonder ce mouvement dont le secrétariat international est basé à Berlin.       <br />
              <br />
       Un baromètre mondial de la corruption       <br />
       Chaque section, indépendante dans sa recherche de financements, est évaluée tous les trois ans par le secrétariat international pour vérifier sa bonne gouvernance. Ce contrôle entend ainsi prévenir le risque d’une récupération politique de sections actives dans des pays exposés à la corruption.       <br />
              <br />
       Après la publication de son rapport la semaine dernière, centré cette année sur le rôle du secteur privé dans la corruption, Transparency International sortira le 17 novembre son « indice de perception de la corruption ». Chaque année, cette enquête révèle la perception qu’a le monde des affaires de la corruption du pouvoir politique et des administrations. Cet indice agrège une quinzaine de sondages d’opinions réalisés auprès d’entreprises et effectués par une douzaine d’instituts dans le monde.       <br />
              <br />
       « Nous complétons cette étude par un baromètre mondial de la corruption. Nous le réalisons en partenariat avec l’institut de sondage Gallup auprès des citoyens eux-mêmes. Dans chaque pays, nous leur demandons d’évaluer le pourcentage de leur budget personnel consacré à payer des akchichs, ou de désigner l’institution qui leur semble la plus corrompue », explique Julien Coll.       <br />
              <br />
       «Distorsion dans la concurrence»       <br />
       Du côté des corrupteurs, l’organisation réalise un « indice de corruption » dans les 22 principaux pays exportateurs. Réalisée auprès de 3 000 cadres dirigeants, l’enquête montre que le versement de pots-de-vin à l’étranger demeure une pratique extrêmement répandue, en particulier dans les entreprises des puissances émergentes comme la Russie, l’Inde et la Chine.       <br />
              <br />
       « De nombreuses sociétés des pays industrialisés estiment que la lutte contre la corruption introduit une distorsion dans la concurrence », souligne Julien Coll. Ces entreprises – dont les pays ont accepté que l’OCDE suive leurs efforts de lutte contre la corruption – estiment qu’elles ne luttent pas à armes égales avec des entreprises chinoises, par exemple, qui peuvent emporter la décision des contrats moyennant des dessous-de-table.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.la-croix.com/Transparency-International-quantifie-la-corruption/article/2400135/55351">La Croix - Pierre COCHEZ</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corinnelepage.eu/Transparency-International-quantifie-la-corruption_a167.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Une chronique qui reste d'actualité : Peut on espérer une justice effective en matière politico-financière ?</title>
   <updated>2009-10-29T08:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.corinnelepage.eu/Une-chronique-qui-reste-d-actualite-Peut-on-esperer-une-justice-effective-en-matiere-politico-financiere_a160.html</id>
   <category term="Tribunes / Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.corinnelepage.eu/photo/imagette-1674443-2257353.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-10-29T08:50:00+01:00</published>
   <author><name> Corinne Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.corinnelepage.eu/photo/1674443-2257353.jpg" alt="Une chronique qui reste d'actualité : Peut on espérer une justice effective en matière politico-financière ?" title="Une chronique qui reste d'actualité : Peut on espérer une justice effective en matière politico-financière ?" />
     </div>
     <div>
      <b>Chronique France Culture | 25/12/07</b>       <br />
              <br />
       Cette chronique est écrite alors que d’une part, le Président Chirac vient d’être mis en examen et d’autre part, le juge Van Ruymbeke continue à être l’objet de la ire du pouvoir. Elle pose la question du statut pénal du chef de l’Etat et plus généralement de la répression de la délinquance politico-financière en soulignant les tendances qui se font déjà jour et qui n’iront qu’en empirant : mélange des genres hors toute règle qu’illustrera 1 an et demi plus tard l’affaire Pérol, mise en coupe réglée de la magistrature, qui n’en n’est qu’à ses débuts ,utilisation abusive du secret défense qui a boutira en 2009 au non lieu inévitable prononcé par le juge van Ruymbeke dans l’affaire des frégates. Le but est atteint……       <br />
              <br />
       Avec la mise en examen de Jacques Chirac, qui constitue une forme de soulagement pour tous ceux qui n’osaient plus espérer que la justice puisse passer après 15 ans de mises en cause à répétition, on  aurait pu espérer que la France commence à refermer une des pages les plus sombres de son histoire politico- financière.  Jacques Chirac doit évidemment  bénéficier du principe de présomption d’innocence, même si des affaires  jugées l’ont visé ; mais, le fait qu'il s'agisse d'affaires très anciennes pose  problème. Non pas comme l'a suggéré M. Mazeaud, parce que l'ancienneté des faits constituerait une cause de prescription. Il est pour le moins préoccupant, qu'un ancien président du Conseil Constitutionnel, même si sa proximité politique et amicale avec Jacques Chirac a été constante durant sa présidence, puisse  avoir soutenu le caractère intouchable du président de la république et prétendre aujourd’hui que la suspension des poursuites durant son mandat devrait se transformer en une irresponsabilité pénale définitive. Tel serait le cas si les poursuites  ne pouvaient pas reprendre après la fin de l'exercice du mandat.        <br />
              <br />
       Le problème est autre et vient de ce que la justice ne passe que lorsque la personne concernée n'a plus de pouvoir ce qui donne un caractère de bassesse à ce qui doit être une œuvre noble puisqu'il s'agit d'une œuvre de  justice. Dés lors, le statut pénal du chef de l’Etat se trouve reposé .Comme dans les autres démocraties,, avec les verrous nécessaires, le président de la république ne doit-il pas être poursuivi s'il a commis des infractions de droit commun, indépendantes de son mandat ?       <br />
              <br />
       Mais, le cas du président Chirac ressortit au passé. L’essentiel du sujet n’est pas là dans la mesure où malheureusement, non seulement nous ne sommes pas sortis de cette époque noire, mais bien au contraire nous nous y enfonçons.       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>D'une part, les pratiques sont de pire en pire. Délit d'initiés à grande échelle, caisse noire de l’UIMM jetant la suspicion sur le financement des syndicats et révélant la poursuite des financements occultes  en direction de politiques sont des faits  extrêmement graves. S'y ajoutent désormais une tolérance en faveur  de conflit d'intérêts permanents entre des personnes cumulant des fonctions publiques à des niveaux parfois très élevés et la représentation d intérêts purement privés. Ce mélange des genres permanents, qu’a minima les règles élémentaires de déontologie proscrivent, fait douter de la référence à l'intérêt général et banalise  des comportements qui seraient non seulement répréhensibles mais impensables dans d'autres démocraties européennes. Nul ne peut douter qu'un certain nombre de décisions qui seront prises et auront favorisé les  groupes ou personnes ainsi représentées seront un jour contestées et leurs auteurs questionnés. Mais, ceux-ci parient sans doute sur la faiblesse croissante de l'institution judiciaire et malheureusement, ils ont peut-être raison.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>       <br />
       En effet, et c'est le deuxième volet, bien loin d'évoluer vers une pénalisation accrue de la délinquance politico-financière, nous nous en éloignons d'une part avec les projets de dépénalisation de la vie des affaires, d'autre part avec le symbole fort que constitue la mise à l'écart de fait du juge Van Ruymbeke. En effet, alors que le  premier président de la cour d'appel l'avait blanchi et que les sanctions demandées à son encontre ont été réduites au minimum possible, un simple blâme, le CSM a jugé bon de ne pas se prononcer en attendant la fin hypothétique de l'affaire Clearstream qui ne finira peut-être jamais. Trois conséquences découlent de cette situation.        
       </li></ul>       
               <br />
              <br />
       D'une part, le juge Van Ruymbeke qui est un des meilleurs magistrats en matière de délinquance politico- financière,  est condamnable et donc de fait mis dans l'impossibilité de continuer sa tâche de lutte contre la corruption.       <br />
              <br />
       D'autre part, il s'agit d'un signal fort en direction des autres magistrats pôle financier désormais réduit à sa portion congrue de ne pas s'aventurer sur certaines terres hasardeuses..        <br />
              <br />
       Enfin, cette sanction possible valide le scandale résultant de ce que, grâce au secret défense invoqué de manière inadmissible dans cette affaire, par les gouvernements de droite comme de gauche, secret défense qui est à l'origine des déboires du juge Van Ruymbeke, le secret des rétro- commissions dont ont été bénéficiaires un certain nombre de responsables français sera gardé. Le contribuable sera une fois que plus appelé à payer les sommes auxquelles l’Etat risque, du fait de sa garantie de devoir payer, à la place de ceux qui auront bénéficié des commissions indues et seront donc doublement gagnants.       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Un tel scandale ne serait évidemment pas possible s’il existait en France un pouvoir judiciaire et un état de droit. Or nous nous en éloignons au lieu de nous en rapprocher. L’achèvement de la reprise en main de la  magistrature par l'exécutif,  symbolisé par les mutations et nominations récentes ainsi que l'absence de propositions en ce sens de la commission Balladur, rendent  plus que jamais illusoire toute rupture dans ce domaine. Or,  il ne s'agit pas seulement d'une entorse majeure à la démocratie et à l'éthique qui devraient guider nos réformes. Il s'agit également de faire perdurer une des causes de la faiblesse de la France au niveau international. En effet, nombre de marchés sont aujourd'hui perdus parce que précisément les garanties éthiques et judiciaires ne sont pas comparables en France et dans d'autres pays de l’Union Européenne. Faute de l'avoir compris, nous nous  exposons à des déconvenues croissantes sur le plan économique et à la montée en puissance d'un sentiment d'injustice qui est au cœur de la problématique française.</li></ul>       
              <br />
       Depuis lors, la situation s’est encore dégradée et l’annonce programmée de la mort du juge d’instruction achèvera toute espérance. Le s tatut pénal du chef de l’Etat le met hors tout risque pénal et le Tribunal de grande instance de Nanterre vient de rendre un jugement suspendant une procédure pénale car elle ne pouvait laisser au prévenu la possibilité de se retourner contre la partie civile qui était le chef de l’Etat. Il n’est plus nulle part question de la procédure suivie à l’encontre de Jacques Chirac et le scandale Tapie est passé…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corinnelepage.eu/Une-chronique-qui-reste-d-actualite-Peut-on-esperer-une-justice-effective-en-matiere-politico-financiere_a160.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Eglise de scientologie sauvée : Corinne Lepage demande une commission d'enquête</title>
   <updated>2009-09-16T08:34:00+02:00</updated>
   <id>http://www.corinnelepage.eu/Eglise-de-scientologie-sauvee-Corinne-Lepage-demande-une-commission-d-enquete_a98.html</id>
   <category term="Communiqués de presse" />
   <photo:imgsrc>http://www.corinnelepage.eu/photo/imagette-1588482-2130101.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-09-15T16:29:00+02:00</published>
   <author><name> Corinne Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.corinnelepage.eu/photo/1588482-2130101.jpg" alt="Eglise de scientologie sauvée : Corinne Lepage demande une commission d'enquête" title="Eglise de scientologie sauvée : Corinne Lepage demande une commission d'enquête" />
     </div>
     <div>
      Corinne Lepage, vice-présidente du Modem « dénonce le vote, sur initiative de l’UMP, d’une disposition ad hoc destinée à sauver l’Eglise de scientologie du risque de dissolution auquel elle était exposée. »       <br />
              <br />
       « Cette disposition, qui semble avoir été rédigée pour coller au cas spécifique de l’Eglise de scientologie pourrait témoigner de la puissance de cette secte dans l’appareil d’Etat. » précise l’eurodéputée       <br />
              <br />
       Corinne Lepage demande «  qu’une commission d ‘enquête soit mise en place pour faire la lumière sur le processus de décision et qu’une solution judiciaire soit trouvée pour que ce scandale ne puisse bénéficier à l’Eglise de scientologie. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corinnelepage.eu/Eglise-de-scientologie-sauvee-Corinne-Lepage-demande-une-commission-d-enquete_a98.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Contrats d’armement: les trous noirs d’un sale business</title>
   <updated>2009-08-27T11:56:00+02:00</updated>
   <id>http://www.corinnelepage.eu/Contrats-d-armement-les-trous-noirs-d-un-sale-business_a63.html</id>
   <category term="Sélection d'actu" />
   <published>2009-07-18T18:15:00+02:00</published>
   <author><name>ANTICOR</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      L’opacité des contrats d’armement est une nouvelle fois mise en cause       <br />
       Extraits du journal LE MONDE (Jacques Follorou), dépêches AFP et Reuters       <br />
       “L’enquête pénale sur l’attentat de Karachi, le 8 mai 2002, contre des Français de la Direction des constructions navales (DCN) illustre l’opacité qui entoure les grands contrats d’armements : commissions, rétro commissions, intermédiaires, sociétés écrans… Des éléments que l’on trouvait déjà dans l’affaire de la vente, à Taïwan, en 1991, de frégates, également construites par la DCN. Sans se confondre, les deux affaires se croisent, et pourraient rebondir”, ce que nous suivrons avec toute l’attention que cette nouvelle mérite.       <br />
              <br />
       “Nicolas Sarkozy, a indiqué, jeudi 9 juillet, que le secret-défense concernant l’attentat de Karachi serait levé. Chiche. Rappelons que la commission ad hoc s’y était toujours refusée jusqu’à présent”. Donc à Anticor on attend pour voir…       <br />
              <br />
       “Les juges d’instruction chargés de l’affaire disent privilégier désormais la piste de représailles contre la France provoquées par l’arrêt du versement de commissions lors de la vente de sous-marins au Pakistan. M. Sarkozy avait réagi le 19 juin en jugeant “ridicule”, “grotesque”, la “fable” d’un financement politique au profit d’Edouard Balladur, qu’il soutenait, pour la campagne présidentielle de 1995″. (AFP., Reuters.)       <br />
              <br />
       Bien sur dans ces affaires on s’aperçoit que les circuits financiers passent par le Luxembourg, l’ile du Man, des paradis bien connus d’Anticor.       <br />
       On attend la suite sans se faire trop d’illusions ; mais saluons au passage la ténacité et le courage des juges d’instruction chargés de ces ténébreuses et dangereuses affaires. Une question qui nous taraude : et si ces juges disparaissaient. Qu’adviendraient-ils de ces affaires que l’on peut qualifier d’Etat.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://anticor.org/">http://anticor.org/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.corinnelepage.eu/Contrats-d-armement-les-trous-noirs-d-un-sale-business_a63.html" />
  </entry>
</feed>
