Environnement et climat

CP - Lancement de la Charte de Bruxelles pour la création d’un tribunal pénal européen et d’une cour pénale internationale de l’environnement et de la santé

 

Bruxelles, le 30 Janvier 2014

Activement mobilisés depuis plusieurs mois, les représentants de différentes organisations* sont parvenus à l’élaboration d’un document commun, la Charte de Bruxelles, véritable appel à destination de la communauté internationale pour la création d’un Tribunal Pénal Européen et d’une Cour Pénale Internationale pour l’Environnement et la Santé.

De nombreuses personnalités parmi lesquelles MM. Mikhaïl Gorbatchev, Edgar Morin ou encore Cuno Jakob Tarfusser, juge à la Cour Pénale Internationale, ont apporté leur soutien à l’initiative.

Une belle réussite dont se félicite Corinne Lepage, députée européenne et présidente de l’AME-DIE: « De nombreuses initiatives existent de par le monde; il est temps d’unir nos forces pour atteindre cet objectif d’une sanction effective des crimes environnementaux dans le monde. J’espère que cette première étape enverra un signal fort à la communauté internationale. »

Prisca Merz, directrice de End Ecocide in Europe a déclaré « Notre mouvement citoyen demande à la communauté internationale d’en finir avec l’Ecocide. Nous demandons une législation et la création de juridictions permettant de poursuivre ceux qui détruisent à grande échelle les écosystèmes. En joignant nos forces avec d’autres organisations, nous croyons en notre capacité à atteindre un objectif commun : celui d’un monde où la Terre serait respectée et protégée. »

Jo Leinen, député européen qui soutient la Charte estime que « Les gouvernements signataires du Statut de Rome doivent maintenant étendre le mandat de la CPI aux crimes environnementaux. Des millions de personnes souffrent de séquelles suite à des catastrophes environnementales. Nous ne pouvons plus accepter d’impunité après la destruction ou la contamination des conditions de vie.»

«L’expérience d’aujourd’hui », expliqueAntonioAbrami, président duSEJF »est une première étape vers le changement, un changement de plus en plus urgent etqui se ressent davantage dans la conscience citoyenne que dans leschoix politiques desinstitutions. Pouraborder la problématique environnementale, qui est au cœur delapolitique de développement durable, nous devons tout d’aborddénoncer la responsabilité de ceux qui endommagent et détruisent. Une situation d’urgence qui se heurte àl’insuffisancedu systèmejudiciaire actuel »

Pour sa part, Le Tribunal de conscience de crimes contre la nature « reconnait que les atteintes à l’environnement menacent la paix, la sécurité, le bien-vivre et la durabilité du monde, le respect des droits de l’homme et la jouissance du droit à un environnement sain et équilibré. »

Cette charte sera ouverte à signatures et à commentaires sur le site internet : http://iecc-tpie.org

*les premiers signataires de cette charte sont : l’AME-DIE, End Ecocide in Europe, le Tribunal International de conscience des crimes relatifs à la Nature, le SEJF, l’IAES, la SERPAJ, le Réseau des Procureurs Européens pour l’Environnement, SELVAS, la Fondation Basso, Globe EU.

Dossier presse

Contact presse: François Damerval : 06 63 88 58 44