Document sans nom

La civilisation de la peur - C'est dans l'air du 22 avril 2010

retrouver le site de l'émission C'est dans l'air



Après avoir paralysé le ciel européen durant cinq jours et bloqué quelque 7 millions de passagers de par le monde, le réveil d’un volcan islandais avec son immense nuage de cendres a relancé le débat sur le principe de précaution et les conditions de son application.


En Islande, le volcan Eyjafjöll, dont l’éruption a entraîné depuis une semaine de pertubations jamais vues du transport aérien mondial, allant sur une partie de l’Europe jusqu’à la paralysie, semble enfin se calmer. Il laisse place à la polémique, désormais rituelle, du recours au "principe de précaution" utilisé par les gouvernements pour justifier leurs décisions de fermer les aéroports.

Déjà, un vent de contestations similaires avait soufflé, l’été et l’hiver derniers, sur la gestion de la pandémie de grippe A(H1N1). A l’époque, en France, la même logique avait prévalu, lorsque la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait décidé de commander 94 millions de doses de vaccin. Finalement, l’épidémie s’étaient avérée plus inoffensive que prévue et seuls 10 millions d’injections avaient été administrées.

Plus récemment, la décision de détruire quelques 1 500 maisons dans les zones côtières où la tempête Xynthia a sévi, et aujourd’hui, le nuage de cendres venu d’Islande désorganisant le ciel européen ont relancé les débats sur le sacro-saint principe de précaution.

Alors, d’où vient-il ? Que signifie-t-il du point du vue sémantique et politique ? Est-il aujourd’hui invoqué par excès ? Enfin, est-on entré dans une civilisation de la peur et de l’exigence du risque zéro ?

Jeudi 22 Avril 2010
Corinne LEPAGE
Lu 192 fois


Le blog Europe | Dans les médias | Communiqués de presse | Sélection d'actu | Tribunes / Positions | Newsletters



Inscription Newsletter